Mettre du plastique recyclé dans une chaise est devenu banal. Haworth essaie quelque chose de plus contraignant avec Fern : faire revenir le plastique de ses propres chaises et de ses propres chutes dans la fabrication des pièces suivantes.1

La boucle implique trois acteurs. Les anciennes pièces et chutes partent chez PADNOS, qui les transforme en granulés noirs. Royal Technologies moule ensuite de nouvelles pièces, renvoyées chez Haworth pour l’assemblage. Les déchets plastiques générés pendant cette fabrication repartent à nouveau chez PADNOS.2

Le procédé a commencé sur les composants noirs de Fern en Amérique du Nord. En juin 2026, Haworth annonçait son extension à Soji et son intention de l’appliquer à l’ensemble de ses sièges ergonomiques d’ici fin 2026.1 Cette dernière partie reste un objectif annoncé, pas un résultat déjà atteint.

Core77 a distingué le projet dans sa catégorie Sustainability. Le dossier de prix chiffre à environ 11 kg CO2e la réduction d’empreinte par chaise Fern concernée.3 Ce chiffre vient du projet et ne transforme pas toute la chaise en produit sans impact.

L’intérêt est surtout logistique. Une boucle fermée n’existe pas parce qu’un matériau porte l’étiquette « recyclé ». Elle demande que démontage, tri, granulés, moulage et retours de chutes restent compatibles dans le temps. La matière doit avoir une adresse de retour, pas seulement une origine vertueuse.