WifiSense-Pi part d’un détail banal : un signal Wi-Fi n’arrive pas directement au récepteur. Il rebondit sur les murs, les meubles et les corps. Quand quelque chose bouge, ce mélange de chemins change. Le projet open source de The Masked Bear utilise ces variations comme capteur de présence.1
Un ESP32-S3 relève les informations d’état du canal, ou CSI, à 100 Hz. Un Raspberry Pi 4 filtre ensuite le signal et sépare notamment une bande associée au mouvement d’une bande plus lente utilisée pour estimer la respiration.1 Le système ne demande donc ni caméra ni objet porté.
Le dépôt est surtout intéressant par ce qu’il refuse de promettre. Avec un seul trajet radio, WifiSense-Pi ne sait pas localiser une personne, compter plusieurs occupants de manière fiable, reconnaître quelqu’un ou déduire des phases de sommeil. Une personne immobile qui retient sa respiration finit aussi par ne plus laisser le signal recherché.1
Hackaday résume bien le compromis : le dispositif peut fonctionner à travers certains murs parce qu’il observe le canal radio déjà présent, mais il ne devient pas pour autant un radar capable de dessiner un squelette derrière une cloison.2
Le détail le plus transférable est ailleurs. Le projet génère lui-même un trafic UDP régulier afin d’obtenir des échantillons CSI à cadence stable. Le capteur n’est donc pas seulement un composant : c’est aussi le trafic que le système fabrique pour rendre le phénomène mesurable.1
