La ville du quart d’heure n’a pas été inventée en 2016. Carlos Moreno l’a formalisée et imposée à l’agenda mondial cette année-là, c’est vrai. Mais l’idée qu’une vie quotidienne puisse — et doive — se dérouler à distance de marche a un ancêtre beaucoup plus ancien, et les designers ne s’y sont pas trompés : le 27 août 2026, designboom rappelait que Clarence Perry a organisé exactement cette promesse en 1929, sous le nom d’« unité de voisinage », dans le Regional Plan of New York and Its Environs.1

Ce rappel historiographique tombe à point, mais il cache une histoire éditoriale plus intéressante que la simple filiation. Contrairement à ce que suggère le titre de designboom, la ville du quart d’heure n’est pas la répétition d’une vieille idée. Elle est une réparation. Elle reprend le problème que Perry s’était posé — rapprocher l’essentiel du domicile — mais elle en corrige la pièce qui s’est cassée un siècle plus tôt : la frontière spatiale rigide et le déterminisme physique qui l’accompagnait.

Schéma de la lignée : l’unité de voisinage de Perry comme cellule fermée à frontière nette (école au centre, commerces au bord), sa critique par Isaacs (frontière devenue instrument d’exclusion), puis la réparation par Moreno (métrique temporelle, fonctions au fil des heures) et le recyclage à Barcelone (superblocks sur infrastructure existante)La ville du quart d’heure ne répète pas l’unité de voisinage : elle en retire la pièce cassée — la frontière spatiale fermée — au profit d’une organisation temporelle des usages. Illustration IRZ

Ce que Perry a réellement dessiné

Il faut d’abord être précis sur ce que dit la source originale, car la reprise contemporaine la floute souvent. L’unité de voisinage n’est pas un simple quartier « marchable ». C’est une cellule spatiale aux dimensions codifiées, pensée comme un système auto-suffisant à l’intérieur de la métropole.

Perry propose environ 5 000 à 6 000 habitants, soit de quoi alimenter une école primaire de 1 000 à 1 200 élèves. Cette école est placée au centre géométrique : elle est le cœur civique du quartier, autour duquel rayonnent équipements communautaires, espaces récréatifs et espaces verts. La cellule couvre environ 160 acres, soit 65 hectares, et fixe une distance de marche d’un quart à un demi-mile entre le pourtour résidentiel et les équipements centraux. Les parcs et terrains de jeux doivent représenter environ 10 % de l’unité.12

La circulation est pensée par élimination. Les routes artérielles portent le trafic régional et de transit autour du quartier ; à l’intérieur, les rues courbes et les impasses découragent le transit et créent un environnement calme pour la vie domestique et le jeu des enfants. Les commerces sont concentrés à la périphérie, là où ils peuvent servir les habitants par les rues intérieures tout en restant connectés aux itinéraires principaux.1

La pièce maîtresse, celle qui fait du modèle autre chose qu’un quartier agréable, est la relation réciproque entre limites et fonctions : l’école est l’école, le parc est le parc, le commerce est au bord. Chaque espace a une fonction stable, et la frontière protège ce que la cellule contient. C’est cette architecture — pas la simple proximité — qui sera la source de sa puissance puis de sa panne.

Perry n’a pas inventé ces principes de rien. Il s’appuie sur son observation de Forest Hills Gardens (Queens), une communauté planifiée dessinée par Frederick Law Olmsted Jr. et soutenue par la Russell Sage Foundation, où il trouve un modèle d’organisation de la vie résidentielle autour d’espaces partagés. En 1929, la même année, Clarence Stein et Henry Wright traduisent plusieurs de ces idées dans le bâti à Radburn (New Jersey) : son superblock sépare les circulations piétonnes et automobiles et dispose un parc intérieur continu dans la trame résidentielle.1

La cellule qui prétendait produire du lien social

Ce qui rend l’unité de voisinage transférable, et donc intéressante pour IRZ, n’est pas son dessin mais le mécanisme qu’elle suppose : l’idée que l’agencement physique peut produire un effet social. C’est exactement ce que l’historien de la planification Larry Lloyd Lawhon a longuement disséqué en 2009 dans le Journal of Planning History : l’unité de voisinage repose sur une forme de déterminisme physique, la croyance selon laquelle la disposition spatiale façonne des relations sociales et recrée l’intimité des petites communautés au sein de la métropole industrielle.3

Lawhon met pourtant en garde contre une lecture trop dure. Après avoir retracé les forces institutionnelles, sociales et de design qui ont façonné Perry, il conclut que l’unité de voisinage, « tout en ayant des influences sociales sur la vie résidentielle, est plus exactement qualifiée de modèle de design physique qui tisse la disposition du quartier et des opportunités d’interaction ».3 Autrement dit : le modèle tisse un potentiel, pas une garantie. Il ne faut pas confondre le plan et la promesse.

C’est une nuance que le débat public a souvent écrasée, et que les sources primaires permettent de rétablir. Elles permettent aussi d’en voir les limites explicites. La réédition critique de 1929 précise que Perry cherchait à créer des « communautés fonctionnelles, sûres et attrayantes pour des familles nucléaires de revenus moyens et supérieurs avec enfants » — et qu’il ne prêtait guère attention aux ménages sans enfants ni aux communautés définies par la race, l’ethnicité ou l’orientation sexuelle.2 Rien d’anecdotique dans ce détail : c’est la clé de la panne qui va suivre.

La première panne : quand la frontière protège les uns et exclut les autres

Les critiques les plus nettes arrivent à la fin des années 1940, quand Reginald Isaacs, alors directeur de la planification pour le Michael Reese Hospital à Chicago, attaque le modèle de front. Le PAS Report 141 de l’American Planning Association conserve l’essentiel de la controverse. Isaacs rebelle contre ce qu’il considère comme une adhésion quasi unanime à l’unité de voisinage présentée comme la panacée des maux urbains ; et surtout, sa critique est à double détente : l’unité est tantôt présentée comme un retour nostalgique à la vie rurale, tantôt comme un outil de ségrégation.4

Sur le second point, le texte est sans ambiguïté : l’unité de voisinage, écrit Isaacs, est utilisée comme « un instrument pour la ségrégation de groupes raciaux, ethniques, religieux et économiques », un quartier décrit comme une « petite île fermée » consacrée autant à tenir à distance les personnes « indésirables » qu’à restreindre le trafic de transit.4 Les articles exacts sont documentés : « Are Urban Neighborhoods Possible? » (Journal of Housing, juillet 1948) et surtout « The ‘Neighborhood Unit’ is an Instrument for Segregation » (Journal of Housing, août 1948), ainsi que « The Neighborhood Theory — An Analysis of Its Adequacy » (Journal of the American Institute of Planners, printemps 1948).4

La réaction ne se fait pas attendre. Lewis Mumford prend la défense de Perry et conteste que le principe de voisinage ait quoi que ce soit à voir avec la ségrégation par la race ou le revenu.4 Mais même les contemporains qui rejettent les conclusions d’Isaacs reconnaissent la force de sa documentation ; certains critiques bornent alors le problème à un « mésusage » du concept plutôt qu’à un vice intrinsèque.4

Le verdict le plus juste vient rétrospectivement de Jane Jacobs. Dans The Death and Life of Great American Cities (1961), elle ne mine pas seulement la frontière : elle conteste son principe même. Pour Jacobs, la sécurité et la vitalité urbaines ne viennent pas de l’isolement des quartiers résidentiels mais de l’activité des rues, de la mixité des usages, des réseaux denses et de la présence piétonne continue. La ville fonctionne par la perméabilité — « des yeux sur la rue » —, pas par la protection par séparation.1

La leçon, très IRZ, est là : la frontière conçue pour protéger — l’école, l’enfant, le calme — a aussi servi à exclure. Le contenant spatial, avec ses fonctions fixes, a transformé une aspiration sociale en instrument de tri. C’est cette pièce-là qu’un siècle de pratique a révélée cassée.

La réparation : remplacer l’espace par le temps

C’est ici que la ville du quart d’heure de Carlos Moreno devient autre chose qu’une redécouverte. Moreno, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a commencé à formaliser sa réflexion à l’approche de la COP21 ; la tribune de référence, « La ville du quart d’heure : pour un nouveau chrono-urbanisme », paraît dans La Tribune le 5 octobre 2016.5

Le point de rupture est conceptuel. Perry raisonne en espace : des hectares, une population, une hiérarchie de rues, une distance de marche. Moreno déplace la mesure vers le temps : la qualité de la vie urbaine, écrit-il, est inversement proportionnelle au temps passé dans les transports — notamment en voiture. D’où le terme central, le chrono-urbanisme, et l’idée de la ville « à temps continu », multi-rythmée, où la frontière séquentielle entre la ville du jour qui travaille et celle de la nuit qui s’amuse s’efface.56

Le cadre, formalisé en détail en 2021 dans la revue Smart Cities par Moreno avec Zaheer Allam, Didier Chabaud, Catherine Gall et Florent Pratlong, repose sur quatre composantes — proximité, diversité, densité, ubiquité — et promet six fonctions essentielles accessibles en quinze minutes à pied ou à vélo : vivre, travailler, faire ses courses, se soigner, s’éduquer, s’épanouir.6

La différence décisive avec Perry tient à la flexibilité temporelle des lieux. L’unité de voisinage assigne des fonctions stables dans l’espace : l’école est l’école, le parc est le parc, le commerce est au bord. Le chrono-urbanisme demande comment la même infrastructure peut porter différents usages à différents moments : la cour d’école devient un espace public en dehors des heures de cours, la rue oscille entre véhicules, piétons, restauration et événements, les bâtiments civiques accueillent des usages culturels après leur journée de travail.16

Les quatre composantes méritent qu’on s’y arrête, car elles sont la descendance directe — et la correction — des présupposés de Perry. La proximité remplace la distance objet de la cellule de 1929 : on ne trace plus un périmètre, on garantit qu’à partir de son domicile, chacun puisse atteindre les fonctions essentielles.6 La densité n’est plus un nombre d’étages mais une densité de personnes par kilomètre carré, suffisante pour faire vivre des commerces et services locaux sans dépendre de l’automobile — un seuil que Perry fixait arbitrairement autour du bassin d’une école primaire.6 La diversité est au sens double de mixité des usages et de mixité des personnes, là où le modèle de 1929 assumait des quartiers homogènes de familles nucléaires de classes moyennes.26 Enfin l’ubiquité répond directement à l’échec de la frontière : il ne suffit pas que la proximité existe, elle doit être répartie partout dans la ville et accessible à tous, et non réservée à quelques îlots privilégiés.56

Le concept s’est imposé bien au-delà du papier. Le texte de 2021 documente son adoption dans la campagne municipale parisienne d’Anne Hidalgo (« Paris en Commun ») remportée en juin 2020, puis sa reprise par des organisations comme le C40, l’OMS, ONU-Habitat et l’OCDE.6 La granularité de la promesse a changé : la ville du quart d’heure ne vise pas des communautés parfaitement autonomes mais un réseau polycentrique dans lequel plusieurs quartiers contiennent des combinaisons de fonctions qui se recouvrent.1

Le recyclage au sens propre : les superblocks de Barcelone

Si le passage de la cellule à la durée semble abstrait, Barcelone lui donne une incarnation concrète — et c’est peut-être la pièce la plus importante de cette histoire pour un public IRZ, parce qu’elle touche au réemploi de ce qui existe déjà.

Le modèle des superblocks (superilles) a été théorisé par Salvador Rueda, d’abord au sein de l’agence d’écologie urbaine de Barcelone. Sa logique est simple : au lieu de construire de nouveaux quartiers, on recycle l’infrastructure routière existante. Rueda le dit explicitement : le projet des superblocks « est un projet de recyclage urbain ».7

Un superblock est une cellule d’environ 400 mètres sur 400 (16 à 20 hectares), soit neuf pâtés de maisons dans le cas de l’Eixample. Les voies du périmètre portent le trafic de transit à 50 km/h maximum ; les rues intérieures sont rabattues à 10 ou 20 km/h, vitesses qui autorisent un usage partagé. Le résultat est que plus de 70 % de l’espace actuellement occupé par le trafic de transit est libéré pour la marche et le vélo, sans démolir un seul bâtiment. Rueda présente le déploiement à l’échelle de la ville comme « le plus grand projet de recyclage au monde ».7

Les chiffres documentés sont frappants parce qu’ils montrent l’efficacité de la réutilisation plutôt que de la construction neuve : la mise en réseau des superblocks réduit de 61 % la longueur de voirie utilisée par le trafic de transit, et une réduction d’environ 13 % des véhicules suffit pour conserver un niveau de service comparable. Chaque cellule accueille en moyenne plus de 6 000 habitants — l’ordre de grandeur de l’unité de voisinage de Perry, mais sans le dessin ex nihilo qui l’accompagnait.78

Le pilote de Poblenou (2016), réalisé pendant la Semaine européenne de la mobilité avec une approche d’urbanisme tactique, a testé le modèle dans une trame existante densément bâtie.8 C’est la réponse la plus directe au problème philosophique de Perry : la ville du quart d’heure ne se fabrique pas en traçant de nouvelles limites sur du vide, mais en réaffectant temporellement et fonctionnellement ce qui est déjà là. La même rue devient, au fil de la journée et de la semaine, circulation, place, marché, terrain de jeu.

Le retour du refoulé

L’histoire ne s’arrête pas là, et c’est précisément ce qui rend la comparaison avec Perry si instructive. Car la pièce que Moreno a retirée — la frontière spatiale — a fini par resurgir sous une autre forme : le débat autour de la ville du quart d’heure s’est lui-même pris dans une controverse sur le confinement et l’exclusion, cent ans après celle qui avait frappé l’unité de voisinage.

Le basculement est bien documenté à partir de 2023. La BBC raconte comment la ville d’Oxford, en Angleterre, est devenue l’épicentre d’une tempête médiatique après l’approbation par le conseil du comté d’un dispositif de filtres de circulation (traffic filters) destiné à limiter la traversée du centre-ville en voiture aux heures de pointe. Des médias marginaux ont décrit le dispositif comme un « climate lockdown » ; des théories ont circulé selon lesquelles les résidents seraient « enfermés » dans leur quartier, « privés » du droit de se déplacer. Les élus locaux ont reçu des messages de menace, dont le conseiller Duncan Enright, et des manifestants ont défilé à Oxford en février 2023 contre les « 15-minute cities ».10

Le directeur du transport anglais, Mark Harper, a annoncé en pleine conférence conservatrice vouloir « mettre fin à l’usage abusif des prétendues “15-minute cities” ». Carlos Moreno a répondu que « associer la ville du quart d’heure à des mesures restrictives de liberté revient à s’aligner sur les éléments les plus radicaux et antidémocratiques ».10 L’affaire illustre un mécanisme bien identifié par les chercheurs : les théories du complot post-COVID ont projeté sur la planification urbaine une grille de lecture du « contrôle social ».9

Or — et c’est le nœud historique — ce débat reproduit presque terme pour terme celui de 1948. Quand le PAS Report 141 résume la critique d’Isaacs, c’est exactement le même vocabulaire de l’« île fermée » et de l’« instrument de ségrégation ».4 Les chercheurs qui ont décodé la controverse de l’ère post-COVID le notent eux-mêmes : la critique d’équité selon laquelle « la planification centrée sur le quartier peut contribuer à la ségrégation en compartimentant la distribution des équipements » ressurgit, presque à l’identique, un siècle plus tard.9

Il y a une différence cruciale, pourtant, qui tient à la nature de l’accusation. En 1948 comme en 2023, le réflexe est de faire du périmètre — réel ou supposé — un instrument d’exclusion. Mais les chercheurs distinguent soigneusement les théories du complot (peu ou pas fondées sur les données) des critiques légitimes (le risque d’exclusion sociale et de gentrification, la justice des mobilités, la participation).9 La leçon qu’ils en tirent est ironique et profonde pour l’histoire qui nous occupe : renoncer à des termes comme « ville du quart d’heure » ou « superblocks » sous la pression de la critique reviendrait à perdre le langage même qui permet d’articuler les visions d’aménagement.9 Autrement dit, la réparation de Perry ne consiste pas à abandonner l’idée de proximité parce qu’elle peut être détournée — elle consiste à maintenir le modèle tout en retirant la pièce, la frontière fermée, qui permettait le détournement.

Une idée, deux métriques

Il faut pourtant résister à la tentation de raconter une histoire trop propre : le passage de l’espace au temps ne règle pas tout. La proximité seule ne garantit pas une ville meilleure — Perry l’a prouvé par son échec même. Un quartier peut contenir une école, un parc, une épicerie et des commerces à distance de marche et rester socialement exclusif.1

La ville du quart d’heure hérite de Perry la conviction que la vie quotidienne ne doit pas dépendre de longs trajets motorisés. Elle a l’occasion d’en rejeter la logique cellulaire : son but plus ambitieux n’est pas de créer des communautés auto-suffisantes mais de rendre les ressources essentielles largement disponibles tout en maintenant de fortes connexions entre les quartiers.1

Les limites sont réelles, et elles portent sur la condition que le déterminisme de Perry avait négligée : qui a accès. Les coûts du logement, le zonage, les infrastructures et l’inégalité de l’investissement public déterminent qui profite de la proximité et qui en est repoussé au-delà de la frontière.1 Un périmètre de quinze minutes dans un quartier cher n’a pas la même signification que le même périmètre dans un quartier sous-équipé. L’ubiquité — la quatrième composante de Moreno — est précisément la tentative de répondre à cela : il ne suffit pas que la proximité existe quelque part, il faut qu’elle soit disponible partout, y compris pour les habitants sans moteur ni abonnement à une plateforme.56

Il y a aussi une leçon matérielle que le récit « réparation » ne doit pas écraser : la flexibilité temporelle suppose que l’infrastructure existe déjà — une cour d’école, une rue, un bâtiment civique. Elle ne supprime pas la question de l’équipement ; elle en change seulement la temporalité. Si le quartier n’a ni école ni commerce, rien à réaffecter. La chronotopie augmente la capacité de l’existant, elle ne fabrique pas l’existant.

La frontière qui disparaît

La continuité entre Perry et Moreno tient moins à la proximité — importante dans les deux cas — qu’à une conviction partagée : « la qualité urbaine commence près de chez soi ».1 La différence tient à ce qui arrive à la frontière. Perry imaginait la métropole comme une collection de communautés soigneusement délimitées ; la ville du quart d’heure propose un réseau de mondes locaux qui se recouvrent. Quand la frontière spatiale s’efface au profit d’une organisation temporelle, la pièce qui s’était brisée en 1948 — la limite devenue instrument d’exclusion — cesse d’être la structure porteuse du modèle.

C’est une histoire de réparation et de recyclage, pas de réinvention. Et comme toute bonne réparation, elle n’a de sens que parce qu’on sait exactement quelle pièce a cassé : pas la promesse de proximité, mais la cellule fermée qui prétendait la garantir.