Verre de Picasso

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Verre, 1914
Papier collé, épinglé, gouache & fusain sur papier vergé
27 x 25 cm

Voici la nouvelle acquisition du musée de Grenoble, un collage de Picasso, acheté 750 000 €, présenté il y a près d’un mois. Vous n’êtes pas obligés de comprendre, je ne suis pas non plus fan. J’aime Le guitariste, Guernica, et pas mal d’autres oeuvres de Picasso. Mais ça. Le verre. C’est particulier.

Au passage…

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Publié par

Arthur

Maître des lieux, consommateur averti et gadgetophile repenti, j'écris mon quotidien de trublion du web depuis de nombreuses années.

4 réflexions au sujet de « Verre de Picasso »

  1. Ce qu’on peut y comprendre (mais ce n’est certes pas un impératif, l’histoire de l’art est faite d’interprétations souvent hasardeuses, parfois vraisemblables) c’est que c’est la recherche d’une transcendance de la peinture et de l’art en 2D en général. Picasso n’a eu de cesse que de révolutionner l’art tel qu’on le concevait à l’époque.
    Ici, c’est le collage, le mélange de textures, ainsi que le contraste entre les valeurs tranchées (noir & blanc) et celui entre les deux papiers qui est mis en valeur. L’épingle rajoute de la dimension à l’oeuvre, créant un objet à mi-chemin entre le tableau et la sculpture. Il faut savoir que Picasso est le premier à avoir eu l’idée d’inclure le collage dans ses oeuvres, pour donner du relief à ses croquis et peintures.

  2. Je sais bien qu’avec des si on pourrait mettre Paris en bouteille, mais si Picasso était né au XXIe Siècle, il n’aurait pas eu la même notoriété selon moi. Avec sa galerie deviantART, ses dessins n’aurait pas eu la même portée. Le maître de Malaga est incontestablement un pilier du patrimoine artistique, mais cette composition en particulier me paraît être plus une farce qu’une oeuvre majeure de l’artiste.

  3. Bien sûr qu’il n’aurait pas eu la même notoriété. Le net rend la notoriété difficile dans tous les domaines, parce qu’il y a TROP de choses, trop de gens, trop de « pages photographie » sur facebook, trop de deviantART, trop de Flickr, etc… Trop d’Instagram, ahah.
    Ce n’est pas tant une farce qu’un travail non abouti. Pour moi, ce n’est pas un projet fini, mais une esquisse. Ce n’est certes pas une oeuvre majeure, tout comme les croquis de Rembrandt ou Braque n’en sont pas. Même les carnets de Da Vinci ne sont pas, du moins pour moi, des oeuvres d’art majeures, dans le sens où ce ne sont que des carnets d’essais, de recherches. Il n’empêche que ces traces de travail n’en sont pas moins importantes pour l’histoire de l’art.

  4. La question que je me pose est la suivante : est-ce que cette esquisse à sa place dans un musée, qui est prêt à mettre 750 000 € (en partie certes par le mécénat) dans une esquisse. Je suppose que la loi de l’offre et de la demande doit faire monter la côte de n’importe quel bout de nappe gribouillée par Pablo.

    Ça me rappelle cette histoire de Bertrand Lorquin :

    « Le marchand d’art Wilhelm Uhde « achète un petit tableau pour la somme de dix francs. L’œuvre représente une jeune fille aux cheveux blonds. Elle est signée d’un P majuscule. Le soir même, Wilhem Uhde rencontre son auteur au fameux restaurant du Lapin agile. Le jeune Pablo Picasso est alors tellement heureux d’avoir trouvé un amateur qu’il en tire des coups de feu au plafond dans son atelier de l’impasse Ravignan. »

    Dix francs pour un Picasso ! A l’époque, il était un parfait inconnu et il était surtout heureux d’avoir trouvé un admirateur de son œuvre. Peu lui importait le prix. »

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