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Mon premier tatouage

Cet article fait partie de la série “Mes premières fois” qui conte au jour le jour mes premières expérience de jeune puceau (métaphore !) de la vie. L’année 2013 sera l’année des premières fois, avec au moins une première fois par mois, si tout se goupille bien.

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Mes rêves d’enfant

Quand j’étais lycéen, j’avais longtemps envisagé de me faire tatouer. Ce qui me déplaisait, c’était l’idée de me voir refuser des jobs parce que mon tatouage était trop voyant. J’avais aussi peur, je présume, de souffrir. En effet, je déteste les aiguilles. Ça ne m'empêche pas de donner mon sang, mais ça fait peur.

Ce que je rêvait d’avoir, c’était un code barre dans la nuque, avec à la place des chiffres habituels, mon blason de l’époque : arthak. Dans le genre “Je ne suis pas un numéro, mais quand même une victime de la société de consommation, et moi même un produit de cette société”. Je suis content de ne pas l’avoir fait, car l’endroit est effectivement peu pertinent pour travailler, il suffit de porter un t-shirt pour voir le tatouage. De plus, c’est un concept éphémère et vraiment un tatouage "de mode".

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Aller prendre un rendez-vous, ça fait peur ?

Autant vous dire tout de suite que non. Bien loin des idées reçues, le salon de tatouage n’est pas une grotte. C’est un lieu de propre, presque plus propre qu’un hôpital. Ouais, les règles d’hygiène y sont tellement draconienne que l'on pourrait quasiment manger par terre. Je ne m’y risquerait pas quand même.

Je sais (et vous le savez aussi) que l’habit ne fait pas le moine, mais la devanture du Velvet ne lui donne pas vraiment un avantage. Comparé au Blacksheep Studio, qui est quasiment dans la rue d'en face, et qui lui comporte une grande vitrine bien fournie de piercings, de têtes étranges et de Skulls à profusion, et d'un grand tag imprimé super cool (même si il est pixelisé quand on s'approche d'un peu plus près). Vous allez me dire "Ben pourquoi tu n'est pas allé là-bas ?". Tout simplement car on m'a davantage recommandé cette enseigne. La devanture du Velvet Studio est cependant.. Presque plus morne que sobre. Style cabinet médical. Heureusement qu'à l'intérieur, ça n'a rien à voir !

En octobre de l’année dernière, un tournant de ma vie m’a mis au pied du mur en quelque sorte. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais je me suis retrouvé un samedi d’octobre (le 20 pour être précis), à prendre un rendez-vous pour un tatouage. C’est Julien du Velvet Studio qui m’a accueilli, et qui s’occupera mon tatouage “néo-traditionnel” comme il se plaît à l’appeler. Il me parle, me conseille, m'aiguille. Ma base, c'est un crocodile, une couronne, une épaule. Lui m'évoque un camé (cadre), un buste. D’un costume. Le décor était posé.

Le rendez-vous était fixé au 17 janvier. Oui, 3 mois d’attente. C’est un peu comme une bombe à retardement. Elle explosera dans 3 mois. Ça laisse le temps de se rétracter si l'on avait pas assez réfléchi. Au Velvet, vous pouvez récupérer votre avance si vous appeler au moins 72h avant l'heure de votre séance. Vérifier si le tatoueur chez qui vous aller propose quelque chose de similaire, car ça peut servir.

Quelques jours avant le rendez-vous, j’envoi un message sur la page fan Facebook du Velvet Studio pour avoir un petit aperçu du visuel, histoire de soumettre mes éventuelles retouches.

La veille du jour du tatouage, je ne disposait toujours pas du dessin. La pression commençait à monter, il y a toujours pas mal d'arguments contre le tatouage. C'est pour la vie, une pièce conséquente peut coûter plusieurs milliers d'euros.. La on est quand même dans un budget de moins de 500 euros, mais oui, ça représente quand même un budget. Le studio m'appelle, pour m'informer ne pas pouvoir me montrer le dessin avant le jour J. C'est un coup dur pour mon moral, je me dit que le dessin ne va peut être pas me convenir.

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Le jour J : l'attente

Le jour J, je me pointe quasiment 30 minutes à l’avance, histoire de savoir à quoi ressemble mon futur tatouage. Et c’est un... ...sans faute. Une énorme gueule béante de crocodile, une couronne royale, un cadre aux détails incroyables. Bref, le travail de Julien est très bon.

Malheureusement, quelque chose manque : la couleur. En effet, elle n’a pas été travaillée, et seul le tracé à été “prévu”. Cependant, plus rien ne pourra m’arrêter dorénavant.

On m’offre un café en attendant la demi-heure. On m'en a même proposé un second, que la bienséance m'a fait refuser. Ça y est, c’est 14h. S’ensuit une heure d’attente supplémentaire. heureusement que j’ai pris ma journée. Il me semble qu’on avait prévu 4h de boulot pour le charcutage. En commençant à 15h, ça nous rend à 19h. Ok. Mais au final, je n’avais pas songé que je ne repartirai que 6h plus tard.

Dans la salle d'attente, Candice pose des questions à l'une de ses futures toiles. Pour lui dessiner son tribal, elle lui pose des dizaines de questions. La conversation se transforme en séance improvisée chez le psy.

Le jour J : l'heure du passage

Ça y est. Il est 15h. Je monte le petit escalier hélicoïdal, et la je change d'univers. Les murs sont tapissés de dessins, de méfaits des tatoueurs mis en évidence. J'entre dans une salle ou communiquent 3 sets de tatoueurs. Je suis entouré de Todd, à mes pieds, et de Brice à ma droite, qui s'occupent chacun de leurs clients respectifs. C'est l'heure pour moi de me faire tatouer. Tout d'abord, on essaye de placer le tatouage. Il est un peu réduit, inversé pour que le crocodile soit positionné de manière stratégique (gueule du croco du côté de mon aisselle).

Au final, je me retrouve sur la table, allongé, dans une position pas forcément confortable, à me demander quelle sera la douleur de l'aiguille planté dans mon bras.

La douleur, c'est 10 minutes. Des picotements. La douleur est une information. Passé 10 minutes, le bras est engourdi, les 6 heures qui ont suivies sont passées sans trop d'encombres. Et a part une partie plus douloureuse du tatouage qui se situait assez près de mon aisselle, ni le tracé, ni le remplissage ne m'ont parues insurmontables. Je crois que passé 3 ou 4 heures, c'est Julien qui avait davantage mal au dos que moi mal au bras. J'ai tout de même passé la seconde partie de la séance allongé sur le dos somnolant à moitié.

L'ambiance est très bonne entre les 3 tatoueurs qui se vannent à tour de bras et la musique qui passait.

Niveau accompagnement, j'avait prévu un bouquin, un casque, mon iPhone, et un iPod de secours. Cependant, étant donné que mon bras gauche était quelque peu occupé, je ne pouvait rien faire, c'est à peine si j'avais la possibilité de déverrouiller mon iPhone pendant l'acte. On a du coup été bercés les premières heures par la playlist de Julien, et le reste du temps, nous l'avons passé dans le "silence" de la machine.

Niveau pauses, on en a pas vraiment fait de conséquente, entre le tracé et la couleur on a pris 5 minutes, puis on a pris quelques minutes au fur et à mesure pour aller au WC, ou choisir certaines couleurs, comme le cadre, ou le fond.

Le mot de la fin

J'écrirais sans doute un article plus détaillé à ce sujet, mais je doit en avoir pour près de 3 semaines de cicatrisation, avec soins à faire 3 fois pas jours, avec savon au ph neutre, et crème de cicatrisation spéciale tatouage.

Pour ce qui est de la prestation assuré par l'équipe du Velvet Studio, il n'y a rien à redire. Vous pouvez y aller les yeux fermés, ce sont des pros. Après en fonction du type de tatouage, un tatoueur vous sera conseillé en particulier... Je n'ai qu'une chose à dire, lancez-vous ! Je n'ai plus qu'à penser à mon prochain tatouage...

Ah, j'allais oublier, pour les curieux vous pouvez voir mon gros crocodile si vous voulez.

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Sources photo : le mec qui tiens ce site.