Mes diverses expériences m'ayant mené à prendre ma caméra à l'épaule et à faire du montage vidéo à de nombreuses reprises. J'ai longtemps cherché des concepts, des idées ou des scénarios. Monter une équipe. Réaliser un tournage : un film bien entendu. Non, monsieur ne veut pas faire un court-métrage, il souhaite réaliser une adaptation Hollywoodienne de Vakarm*, le tout dans une version de 150 minutes ! Ce qu'on ne comprend pas tout de suite, c'est qu'il y a une équipe derrière un réalisateur.

Bref. En ce moment, c'est de l'actualité que je veux faire. En allant au mondial des métiers avec ma caméra, je me suis rendu compte qu'il était impossible de faire de prise de son tout seul. Même accompagné, il aurais été difficile pour moi de faire quoi que ce soi sans le matériel adapté. Je pense à un micro directionnel et une perche, mais aussi tout simplement à une bonne caméra, sur laquelle on puisse brancher directement un micro, et même pourquoi pas en plus avec un micro directionnel intégré (c'est toujours mieux qu'un désintégré, il ne servirait pas à grand chose).

Dans le vif du sujet

Mon idée, c'est quand même le micro-trottoir. Une petite définition s'impose, et pour une fois, elle n'est pas inspiré de wikipédia.

Micro-trottoir : Poser la même question à des personnes variées (âge, sexe, profession, milieu social...) afin de recueillir de multiple avis. Le micro trottoir est une interview particulière avec une seule question qui a valeur de mini sondage.
Il permet d’approcher la notion de pluralité de l’information. On utilise le terme " trottoir " parce qu'en général, ces interviews se déroulent dans la rue.

En une phrase, je dirais : discuter de sujets d'actualité avec le premier venu.

Et en plus de ça, j'ajouterais un questionnaire pour pouvoir interroger plus de personnes. Avoir une équipe qui tourne, et d'autres personnes qui interrogent  Poser des questions, leurs faire répondre à un questionnaire, les filmer si ils ont bien envie.

Mais voler du temps aux gens me gène. A l'arrêt de tram de Victor Hugo, à Grenoble, les passants se font sans cesse arrêter par des associations ou par des SDF. Une manière plus maligne de s'immiscer dans l'inconscient collectif tout en suscitant la curiosité serait de distribuer des tracts : "Envie de donner votre avis sur l'actualité ? On s'invite chez vous !".

Chez moi ?

Mais au lieu de faire ça dans la rue (d'ailleurs tout pratique sexuelle est fortement déconseillé dans les lieux publics), on s'inviterait chez les gens, en devenant la première web-émission à domicile.

Basé sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sur internet sont le bouche à oreille du XXIème siècle.

L'émission aurait bien sûr son site dédié, une page Facebook, et un compte twitter serais proposés en ligne. Les internautes pourraient proposer des vidéos de leurs réponses à une enquête, et l'ensemble de ces vidéos serait intégrées au montage final de l'émission.

On proposerais notre travail à des chaînes locales qui nous rirait au nez dans un premier temps, puis qui trouverais une place pour nous dans leurs programmation après que tout le monde ai parlé de nous (c'est une fiction hein).

On ne refait pas la roue

On n'invente rien, c'est le moins que l'on puisse dire. Je repense juste le concept de micro-trottoir

Des franchises dans toute la France

*Vakarm est le nom d'une pièce de théâtre dont j'ai écris le scénario il y à de ça quelques années.