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Voilà déjà quelques années que j'ai mis de côté mes dernières galettes. Je ne m'en sert plus, mais alors plus du tout. Elles s'entassent et prennent la poussière sur mes étagères, alors que je n'ai jamais autant consommé, et ce à toute vitesse : films, séries, musique. Autant de médias qui s'accumulent sur le disque dur de mon ordinateur.

Certains commerçants en ligne l'ont bien compris : j'ai acheté il y a quelques mois un album, et le e-commerçant m'a envoyé en plus un lien pour télécharger l'album en question (To franck de Clara Simonoviez) au format mp3. Résultat, un album reçu neuf resté dans son film plastique, que je pourrais presque revendre, si je ne l'avais pas acheté pour posséder l'objet.

Un objet avant tout

Car tout l'intérêt d'acheter un album, un DVD ou l'intégrale de vos séries préférés réside (entre autres) la dedans : posséder un objet, que vous pourrez exposer sur votre étagère. En plus de ça, pour les films, le contenu "de base" est agrémenté de divers bonus (pas forcément intéressants) qui apportent une valeur ajouté au produit.

Mais le problème, c'est que cette galette, je la met ou ? Dans mon Macbook Pro retina ? Ah non, sacrebleu, mon ordi n'a pas de lecteur DVD ! Dans mon lecteur dvd ? Je n'en ai pas. Je suis de cette génération qui, le cul entre deux chaises, à vu disparaître les supports physiques au profit des offres de consommation de produits culturels sur internet.

Vous allez me dire, achète-toi un lecteur dvd, un lecteur blueray, fait comme tout le monde ! Mais contrairement à ce qu'on se fait de l'idée de la consommation, c'est le consommateur qui choisi, toujours. Et non, je ne suis pas d'accord. Il faudrait aussi que j'achète une télé alors ? L'idée me parait peu envisageable.

Une solution valable ?

Il n'y en a pas à vrai dire.

La seule solution a peu près potable que je trouve la tout de suite, sans trop réfléchir, c'est de télécharger le contenu que j'achète déjà, que je pourrais mettre sur les supports de mon choix ordinateur, tablettes, iPod, etc... Mais ceci impliquerai aussi un chargement illégal des films souhaités. Quoi que vous me direz, je ne suis plus à ça près.

La solution qui se concrétise, c'est le tout-dématérialisé. Vous achetez votre film en ligne, vous pouvez le regarder et le mettre sur le support de votre choix. Mais on s'écarte quelque peu de la possibilité d'avoir un objet à exposer. La tendance actuelle va cependant en faveur de cette solution, avec des offres d'abonnements tel que Netflix, Canal Play & consorts. Décrit par les médias comme un "bouleversement dans le monde de la VOD", ces services permettent de disposer d'un gigantesque catalogue de films.

Mais ce qui me ferait vraiment kiffer, ce serait que les contenus multimédia soit vendu directement sur clef USB, ou carte SD, des supports dans l'air du temps selon moi. Ça ce serait carrément badass ! Mais un problème de protection du contenu de poserait sûrement... Et aussi, un problème de pérennité des données...

Une question de pérennité

Le seul problème dans cette proposition alternative réside dans la pérennité des données. Théoriquement, un DVD (non gravé) possède une durée de 30 ans, pour une clé USB, la durée est divisé par 3 ! 10 ans en moyenne.

L'intérêt étant de pouvoir copier les données, et/ou d'éventuellement les retrouver dans le cloud, sur un espace internet dédié qui vous permettrai de charger un film dont le support physique se serait détérioré. Mais le problème, chaque major aurait son propre espace, à moins d'utiliser un espace centralisé.

Conclusion

Les arguments marketing sont nombreux pour passer de format en format : de la cassette au blueray en passant par le DVD pour les films, la musique à vu ses 45 tours disparaître au profit des CD, et tout ça devant les yeux des consommateurs effarés. Mais en réalité, les avancés réalisées entre ces différents supports ne sont pas flagrants.

En attendant de trouver une solution digne de ce nom, je garde sous le bras, ce vieil ordinateur portable acheté il y a quelques années, qui comporte un lecteur cd/dvd.

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