Prêt à jeter – l’obsolescence programmée

L’obsolescence programmée est un ensemble de techniques qui permettent de réduire artificiellement ou psychologiquement la durée de vie d’un produit afin que l’on ressente le besoin de racheter rapidement un produit similaire.

Il y a en effet deux formes d’obsolescence. Celle de la durée de vie effective, c’est par exemple les bas, qui s’effilent si rapidement que vous devez forcément en racheter tout le temps. Enfin, si vous portez des bas. Non, je ne porte pas de bas. Quoi que, je suis sur que ça m’irait bien ! La conception du produit a été volontairement réfléchie de manière à ce que le bas s’effile rapidement. Les premiers bas étaient en fil de nylon et étaient quasiment indestructibles. Ils pouvaient même servir à tracter une remorque de voiture.

Pour certains produits, les différentes entreprises du même secteur d’activité n’hésitent pas à se concerter pour se mettre d’accord sur la durée de vie prévue de leurs produits. Le cartel Phœbus veillait notamment à ce que les ampoules ne dépassent pas une durée de vie supérieure à 1000 heures.

L’autre obsolescence, que j’appelle l’obsolescence psychologique est plutôt assimilable à l’effet de mode. Le produit dont vous disposez est totalement fonctionnel et en parfait état, mais la sortie d’un produit à la mode ou avec des fonctionnalités supplémentaires vous pousse inconsciemment à venir acheter ce produit.

C’est le cas des smartphones, des vêtements, des lunettes, de votre sac à main… Et j’en passe !

Le voyage de Gold of Bengal

Corentin de Chatelperron nous invite dans son odyssée de 6 mois à bord de son bateau – nommé le Gold of Bengal -, conçu en toile de jute.

Il a embarqué avec quelques poules, une petite serre, un pistolet (pour chasser les poissons) et un désalinisateur manuel.

Voici les 3 épisodes de documentaire : « Le voyage de Gold of Bengal » :

Quel est le meilleur cadeau à offrir ?

Les périodes de fêtes sont l’occasion de mettre sa créativité à toute épreuve. Vous pouvez trouver un tas d’articles de DIY regorgeant d’inventivité, faits avec de matériaux durables/recyclables, des objets utiles, ou pas du tout.

Avant de parler du cadeau en question, prenons une minute pour comprendre à quoi sert un cadeau. Un cadeau est offert à quelqu’un pour lui faire plaisir. Il remplit son rôle de cadeau à partir du moment ou il est déballé. Et l’on créait un « concentré » de cadeau, quelle forme aurait-il ? Il pourrait revêtir une forme de reconnaissance, de gratitude envers son congénère.

Comme je l’ai déjà dit dans un précédent article : ne vous encombrez pas d’un cadeau devenu inutile. S’il vous a fait plaisir un jour, il a rempli son rôle. Ne culpabilisez pas de le jeter, personne ne vous en voudra.

Aujourd’hui, le cadeau dont je vais vous parler demande des matériaux que vous avez forcément à la maison : un stylo et du papier ou un bout de carton récupéré pour écrire.

Oui, ce cadeau est une lettre. Ce n’est pas une simple lettre que vous allez rédiger, mais une lettre de gratitude. Comme vous vous en doutez, vous ne pourrez pas écrire une lettre comme celle-là à n’importe qui. Vous ne pourrez écrire qu’a une personne qui compte vraiment pour vous. Mais finalement, à quoi sert d’offrir un cadeau à quelqu’un qui ne compte pas pour vous ?

Florence Servan Schreiber est une journaliste, conférencière, Française et initiatrice du concept des « 3 kifs par jour ». Elle exprimera mieux que moi l’idée qui se cache derrière cette fameuse lettre de gratitude (elle en parle à partir de 8:53, mais le reste est tout aussi passionnant) :

La lettre de gratitude ne sera pas seulement appréciée par la personne qui recevra le cadeau, mais aussi par vous même. Des études ont en effet été faites, mettant en valeur un fait : une personne optimiste et joyeuse vit en moyenne 7 ans de plus.

Aller plus loin avec le vrac

Qu’il s’agisse de Biocoop, Vie Claire ou bien Bio C Bon, le vrac c’est démocratisé dans nos assiettes. Il était déjà utilisé essentiellement il a quelques dizaines d’années, mais l’invention consécutive du plastique puis de l’emballage à précipité sa chute au XIXe Siècle. On peut remercier Béa et les autres ambassadeurs du zéro déchets d’avoir remis cette question au goût du jour. Mais il y a un hic. Savez-vous ce que toutes ces enseignes ont en commun ? Elles proposent du vrac alimentaire. Certes. Mais en réalité, leurs produits en vrac sont transportés dans de grand sachets en plastique !

Le plupart des contenant sont de 3 à 10 kilos, mais oui. En réalité, le problème n’est pas éradiqué mais déplacé. Lorsque vous achetez en vrac, au lieu de ramener des déchets chez vous, vous « augmentez » les déchets du commerce. Ce n’est pas tout à fait vrai car le contenant sont plus grand, et utilisent donc moins de plastique, mais le problème reste.

Alors vous allez peut être me considérer comme un extrémiste du déchet, mais ma réflexion m’a porté jusqu’ici : pourquoi ne pas travailler avec les fournisseur pour proposer des alternatives de contenant durable, recyclable et/ou réutilisables pour des grosses quantités ?

Tout les produits ne peuvent pas entrer en ligne de compte, enfin, il me semble… ..Quoi que.

Des entreprises ont déjà porté des initiatives innovantes. Je pense notamment à Jean Bouteille qui à remis sur le devant de la scène les bouteilles consignées. Ils proposent huile, vinaigre, vin, et même du jus de fruit. Je n’ai pas pu tester la chose, car il n’y en a pas à Grenoble, mais l’idée est très bonne !

D’ailleurs il y a quelques semaines, je me suis mis à la recherche d’une manière d’acheter du lait (ou du lait de soja) en vrac, mais le système de consigne d’antan n’existe plus. Souvenez-vous cette époque ou le laitier venait vous porter le lait, le matin, sur le pallier de votre porte.

Pour en revenir à nos moutons, il y a un paramètre à prendre en compte. La conservation. Certains aliments doivent être conservés hermétiquement entre la conception et la consommation. Comment, dans cette optique, fournir un conditionnement « en gros » sans altérer le produit ? Faut-il repenser l’existant ? Des contenant en verre me semblent peu envisageable, mais de grand contenant en inox : je pense à  un bac gastronorme avec un couvercle hermétique (pour ceux qui ne voit pas de quoi il s’agit, il s’agit de boite utilisé par les cuisinier professionnels pour conserver les denrées alimentaires, voir l’image ci-dessous).

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Quoi qu’il en soit, je crois que l’on peut encore réfléchir à de nouvelles manière de réduire les déchets et ce en partant du début de la chaîne, du fournisseur de matière première au client, en passant par le distributeur. Le conditionnement en vrac « version 2 » n’en est qu’à ses début.

Pourquoi donner ses vêtements ?

Donner ses vêtements n’est pas une démarche anodine. Et pourtant, les médias vous parlent sans cesse de ces petit containers disséminés dans (presque) toutes les villes de France, sans vraiment vous expliquer ou va votre vieux linge.

Ce que vous ne savez peut être pas encore : même si vous ne porterez plus ces vêtements une fois donné, ce n’est pas une fin en soi pour eux. Au contraire, leurs seconde vie commence.

Une seconde vie

Que ce soit Emmaüs, la Croix rouge, Le Relais, ou le Secours Populaire, chacun de ses organisme va valoriser vos vêtements (dans la mesure du possible) en leurs offrant une seconde vie. Si ils sont en bon état, ils sont revendu tel quel dans des friperies pour quelques euros, ou bien reconverti en chiffons, isolants ou encore transformés en tapis.

Et comme le dit Macklemore dans son morceau Thrift Shop : « J’attire l’attention et en plus j’économise de l’argent, le bonheur ! / Sérieux, le style grand-père c’est une affaire ». En d’autres terme, vous pouvez vous-même trouver des vêtements de seconde main originaux (pour ne pas dire unique).

 

Des emplois

Emmaüs et Le Relais ont été fondés dans cet objectif, créer des emplois, réinsérer des personnes exclues du monde du travail. Je vous conseille tout de même de vous rapprocher d’une association en accord avec vos principes, il y a parfois de petits organismes locaux qui gagnent à être connus.

Réduction des déchets

Tout les vêtements que vous ne mettez pas dans votre poubelle seront en effet recyclés, et réduisent d’autant la taille de votre poubelle. En effet, un habil jeté à la poubelle ne sera pas recyclé, car il sera perdu dans le marasme des déchets, perdu entre le plastique et l’alimentaire. Les vêtements sont valorisé à plus 90%.

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Tout n’est pas rose pour autant

Dans ce documentaire d’Envoyé Spécial, nous pouvons voir que Le Relais profite de l’image d’associations reconnues tel que Emmaus pour tromper l’inconscient collectif. Rien de nouveau, même si le but de l’entreprise Le Relais reste pour moi la création d’emploi.

Dans un autre registre, H&M propose aussi des containers pour récupérer ses vieux vêtements, en échange d’un bon d’achat de 5€. Je suis un peu moins sensible à ce geste de leurs part, cette entreprise étant pour moi le temple du vêtement éphémère par excellence.

Il y a d’autres solutions que le don

Bien entendu, vous pouvez vous-même recycler vos vêtements : ils peuvent être une matière première pour coudre une nouvelle pièce (les chaussettes de noël semblent toutes indiqué en cette période de l’année), ou bien être converties en chiffon.

Et si vous avez des pièces cher (mais ceci fonctionne aussi avec les vêtements cheap), vous pouvez les revendre sur Le Bon Coin ou autre… Mais ne les entassez pas trop longtemps, ne vous encombrez pas inutilement d’objets en trop.

Quoi qu’il en soi, j’espère que j’ai pu vous passer l’envie de jeter vos vêtements à la poubelle avec cet article !

Pourquoi utiliser un bocal ?

La réponse pourra vous sembler évidente : le bocal est en verre, et le verre, c’est recyclable. C’est une alternative zéro déchets aux tupperware. Oui mais un bocal c’est lourd et ça casse facilement. Alors, est-ce que c’est vraiment la bonne solution pour transporter et stocker vos aliments au quotidien ?

Pour stocker, je dis oui. Les bocaux alignés ou superposés sont du plus bel effet dans votre intérieur. On voit bien en évidence l’apparence de chaque aliment, même pas besoin d’étiquette ! Et contrairement au tupperware, les aliments gardent leurs goûts d’origine.

Mais pour le transport… C’est une autre histoire. Je ne sais pas si c’est la flemme de prendre des bocaux « au cas ou » ou parce que je n’arrive tout simplement pas à surmonter ma timidité naturelle pour aller demander au boucher une pièce de viande dans un bocal, mais pour le moment, ça le fait pas. Il faut dire qu’il est baraqué le charcutier, il me fait un peu peur. Et puis il parait que les pets de vache participent au réchauffement climatique, alors autant ne plus acheter de viande. Quoi, vous n’avez pas encore vu Cowspiracy ?

Mais bon, je suis viandosaure, je ne suis pas comme mes sœurs qui ont décidé d’arrêter de manger des steaks. Moi j’ai décidé d’arrêter de manger du plastique. Et du sucre, mais ceci est une autre histoire.

Le tupperware, c’est en plastique. Et le plastique, c’est mal ! Ça ne se recycle pas. Mais alors mes tupperwares, je dois en faire quoi, les jeter ? Arrêter de les utiliser ? Béa me dirait de les vendre ou de les troquer, mais je ne suis pas prêt à le faire. Pas encore.

Et pourtant, les tupperwares prennent du recul. Rien qu’aujourd’hui, ma salade de tomate en tupperware avait un petit goût de plastique comme je les aime. Je rigole, c’est horrible ce petit goût chimique. Est-ce que je mange vraiment du plastique ?

Allez, je m’en vais m’acheter un bento en bois.